Qu’est-ce qu’un tatouage para-médical ?

 

Le champ d’application de la dermopigmentation est élargie à des fins reconstructrices, notamment pour traiter les zones cicatricielles dues à la chirurgie esthétique (lifting, chirurgie mammaire) et réparatrice (pathologie cancer, séquelles d’accident, maladie, défaut de naissance) avec la sureté que garantit le cadre médical dans lequel elle est pratiquée.

La dermographie médicale masque les cicatrices en altérant les différences de couleur de peau. Elle est « la touche finale » à une intervention chirurgicale.

 

L’origine du mot « tatouage » provient des indigènes d’Océanie, qui décoraient ainsi leurs corps et utilisaient le mot Tatau, littéralement « dessin inscrit dans la peau », ce qui a donné « tattoo », en anglais, puis tatouage en français.

Le tatouage a d’ailleurs une longue histoire puisque certains personnages peints dans les grottes de Lascaux sont tatoués, tout comme des momies datant d’avant 2 200 ans av. J.C.

De notre temps, des groupes comme les rockers, les hippies ou encore les punks utilisent le tatouage comme signe de ralliement. La fin du XXe siècle voit un autre type de tatouages émerger avec l’apparition de pigments de couleur chair.

L’idée remonte en fait à 1835, en Allemagne, mais sans succès à cette époque. Ces tatouages sont à visée esthétique, avec le maquillage semi-permanent, mais surtout médicale, puisqu’ils sont utilisés après un accident, une brûlure ou une chirurgie. Pour cela, on introduit des pigments dans la peau.

Malgré le renouvellement régulier des cellules, le tatouage reste permanent car seules les cellules de l’épiderme se renouvellent (tous les sept jours en moyenne), or la technique du tatouage consiste à injecter les pigments au niveau du derme, il reste donc permanent.

Quand il s’agit de tatouage para-médical et de maquillage semi-permanent, la technique consiste à injecter les pigments dans l’épiderme, à la limite du derme superficiel, de façon à toujours avoir un résultat en transparence avec la peau. Plus on injecte profondément, plus le tatouage tient longtemps.


Comment ça marche ?

La dermopigmentation est l’implantation en douceur de pigments dans le derme à l’aide d’une ou plusieurs aiguilles. C’est une procédure identique au tatouage mais avec une technique et des pigments spécifiques.

Les pigments utilisés sont aux normes Européennes, ce sont des pigments médicaux à base de minéraux, donc sans risque d’allergies. (Oxyde de fer, dioxyde de titane offrant une absence de toxicité, stabilité à la lumière, extrême, insolubilité, inerte au métabolisme…)
Au préalable, le tracé au crayon est dessiné et une fois que nous sommes d’accord, la mise en place des pigments peut commencer dans des conditions d’asepsie irréprochables.
Le pigment est injecté sous la peau, dans le derme grâce à des aiguilles très fines stériles à usage unique.

Le traitement se fait en une ou plusieurs fois en fonction de la zone concernée et ou de la lésion.

Les pigments se stabilisent dans les 3 à 4 semaines qui suivent la première pigmentation. Un second passage est souvent nécessaire à 1 mois d’intervalle afin de parfaire le résultat et de fixer les pigments.

La prestation peut être désagréable mais en aucun cas douloureuse

Des photos sont prises avant et après.

Le résultat est immédiat.

De légers gonflements et des rougeurs persistent pendants 24 heures après l’intervention. Dans la semaine qui suit, on observe une desquamation naturelle et la teinte parait plus foncée qu’initialement choisie. Elle s’éclaircit en 15  jours et se stabilise en 1 mois. C’est à ce moment là qu’un contrôle est nécessaire avec une retouche pour la plupart des fois.

L’éclaircissement de la couleur au fil du temps est tout à fait normal, spécialement sur le visage, car l’épiderme se reproduit régulièrement. Il est donc idéal d’entretenir la couleur quand elle s’estompe tous les 1 à 2 ans, selon les personnes sur le visage et tous les  3 à 5 ans  environ sur le corps…afin de lui redonner couleur et éclat.

Comments are closed.

Go To Top